Les PLWH avec un diagnostic tardif de VIH/sida. Quel traitement choisir en 1ère ligne : un 2DR ou un 3DR ?
Chez les PLWH (People Living With HIV) avec une infection à VIH diagnostiquée tardivement, se pose la question du choix du traitement de première ligne, un 2DR (2-Drug Regimen) de type dolutégravir/lamivudine (DTG/3TC) ou un 3DR (3-Drug Regimen) de type bictégravir/ténofovir alafénamide/emtricitabine (BIC/TAF/FTC). La littérature n’est pas d’une grande aide du fait que les patients avec des infections opportunistes actives et/ou un taux de cellules CD4+ bas sont exclus de la plupart des essais cliniques randomisés. D’où l’importance de cette étude1 en vie réelle présentée à la 2024 AIDS Conference, qui a comparé les deux schémas avec l’efficacité et la tolérance/sécurité pour critères chez 82 PLWH avec un taux de CD4+ ≤ 200/mm3.
Le taux de VIH/sida diagnostiqués tardivement reste aujourd'hui un problème préoccupant. En 2022, 22% des nouveaux diagnostics de séropositivité en Belgique, étaient des diagnostics tardifs posés chez des PLWH à un stade sida et/ou un taux de cellules CD4+ < 200/mm³. En France à la même époque, 43% des diagnostics étaient posés chez des patients présentant moins de 350 cellules CD4+/mm³. Pour cette population spécifique de patients, quel traitement de première ligne faut-il choisir entre un 2DR comme la combinaison DTG/3TC et un 3DR comme la combinaison BIC/TAF/FTC ? La question est d'autant plus difficile qu'on ne trouve pas de réponse dans la littérature. Il n'y a aujourd'hui aucune donnée sur le meilleur traitement de première ligne chez des PLWH naïfs avec une immunité déjà altérée au diagnostic. Dans ce contexte, cette étude européenne en vie réelle prend toute son importance.
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