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CMG : Un premier congrès pour une médecine générale unie et forte

NAMUR 20/11 - C’est avec enthousiasme que le Dr Didier Giet, président du Collège de Médecine Générale (CMG), a inauguré le premier congrès de médecine générale francophone vendredi dernier. Près de 400 participants – généralistes, assistants, étudiants et partenaires – se sont réunis pour réfléchir à l’avenir de la médecine générale face aux défis avenirs.

Dans son discours d'ouverture, le Dr Giet a souligné l'importance de « parler d'une seule voie » pour renforcer la collaboration entre les différents partenaires : syndicats médicaux, universités, sociétés scientifiques et associations de praticiens. Ce congrès, placé sous le signe de l'union et du partage, a souhaité dépasser les rivalités et poser les bases d'une vision commune pour une médecine générale forte et pérenne.
 
Les partenaires ont unanimement salué le rôle central du CMG dans la structuration de la médecine générale en Belgique. Plus qu'un simple espace de rencontre, le Collège se veut un outil stratégique pour coordonner les efforts et répondre aux défis structurels.
 
Pour les syndicats comme l'Absym et le GBO, le CMG constitue un levier pour défendre les intérêts des généralistes face aux pressions financières et aux besoins d'organisation, notamment en matière de gardes. Les sociétés scientifiques, telles que la SSMG, y voient une opportunité d'améliorer les pratiques grâce à une formation continue de qualité, tandis que les universités en font un lieu d'échanges scientifiques et pédagogiques. Les associations de jeunes médecins généralistes et assistants, quant à eux, perçoivent le CMG comme une plateforme d'expression leur permettant de contribuer à l'avenir de leur métier. 
 
Une médecine au service de la société
 
Au-delà des enjeux structurels, la Dre Anne Gillet, Vice-Présidente du GBO, a rappelé le rôle fondamental de la médecine générale dans le système de santé. En tant que premier point de contact, le généraliste joue un rôle important dans l'accompagnement des patients, notamment en matière de santé mentale, de soins aux personnes âgées ou encore de gestion des urgences. "ce premier congrès de médecine générale est l'occasion d'interroger nos compétences médicales et scientifiques et l'occasion politique d'interroger la qualité de nos consultations", souligne-t-elle.
 
Premier congrès de médecine générale francophone
 
 Ce rôle essentiel du généraliste dans la prise en charge globale des patients a été au cœur des débats de ce premier congrès de médecine générale francophone, explorant également des solutions aux défis structurels et sociétaux.
 
Il était l'occasion de s'interroger sur la qualité des consultations. Une médecine générale particulièrement menacée par la pénurie des prestataires et la qualité des soins.
 
« Comment préserver de la normalisation notre art médical ?  Comment résister à la démission silencieuse qui guette particulièrement les soignants ? » , s'interroge alors la Dre Gillet. « Perdre notre créativité dans nos consultations est un réel danger pour notre démocratie. Notre capacité à faire face au stress risque d'être dépassée par une combinaison de facteurs qui s'accumulent, comme le manque de personnel, des ressources inadéquates, un modèle de soins inappropriés », ajoute-t-elle.  « Comment garantir la place au premier échelon de la médecine générale et en garantir sa pérennité ? Car c'est un mode d'organisation des soins au service de la qualité des soins, où chaque prestataire se sait reconnu, accepté, utilisé et payé pour ses compétences propres, dans un esprit de confraternité, parce que les rôles de chacun s'y révèlent complémentaires et non concurrentielles. »
 
Lors de ce congrès, des sujets transversaux ont été abordés, comme la coordination avec les autres acteurs de la première ligne (infirmiers, pharmaciens, psychologues) et l'évolution des pratiques vers des soins à distance. Ces transformations, nécessaires pour répondre aux attentes des patients, doivent cependant être accompagnées d'une réflexion éthique et organisationnelle.
 
Le congrès a été ponctué par des ateliers thématiques de type organisationnel ou sociétal, sur des sujets tels que la structuration des pratiques de médecine générale, la gestion du burnout et de la perte de sens, les violences intrafamiliales et leur prise en charge, la collaboration entre médecins généralistes, pharmaciens et autres professionnels de santé ou encore la prescription raisonnée des psychotropes. Des sujets qui seront développés ultérieurement  sur notre site. 
 
 

Carole Stavart • Mediquality