VIH/sida et IST. La doxycycline en post-exposition : pour ou contre ?
Parmi les temps forts du 11ème congrès BREACH figurait un débat sur la place de la doxycycline en post-exposition. Dans la balance, la diminution du nombre d’infections à Neisseria gonorrhoeae, Chlamydia trachomatis ou Treponema pallidum (syphilis) sous doxycycline vs le risque d’émergence de résistances et d’effets délétères sur le microbiote intestinal. A la tribune, le Pr C. Goffard (Hôpital Erasme) pour la doxyPEP et le Dr D. Huis in ‘t Veld (UZGent) contre la doxyPEP. Mais y a-t-il vraiment matière à débattre ?
La doxyPEP protège des IST
Selon l'OMS, plus d'un million de personnes dans le monde contractent chaque jour une infection sexuellement transmissible (IST). L'étude proof of concept IPERGAY a montré une réduction de 73% des cas de syphilis et de chlamydioses sous doxyPEP (200 mg dans les 72 heures après un rapport sexuel non protégé) chez des personnes pour la plupart asymptomatiques. L'étude DOXYPEP a montré une réduction de 66% des IST chez des personnes séronégatives et 70% chez des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). En particulier, la doxyPEP réduisait de 79% l'incidence des syphilis, de 89% les chlamydioses et de 51% les gonorrhées (57% chez les PVVIH). Pour le Pr Goffard, il ne fait aucun doute que la doxyPEP contribue à réduire les IST chez des personnes à haut risque (HSH et femmes transgenres) qui sont sous prophylaxie pré-exposition ou VIH+ et ont déjà présenté une infection à N.gonorrhoeae, C.trachomatis ou T. pallidum au cours de l'année écoulée.
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