Les AOD ont leur place dans la prévention thrombo-embolique dans la CMH obstructive
Passer des AVK aux AOD pour la prévention thrombo-embolique des patients atteints de cardiomyopathie hypertrophique obstructive (CMHO) semble être une option réaliste qui permet en outre de diminuer le risque d’hémorragies intracrâniennes, selon une étude publiée dans Thrombosis.
CMHO-Fibrillation auriculaire-AVC, comment mettre un terme à cette spirale pathologique ? En prévenant le risque thrombo-embolique. Mais quelle est la place des anticoagulants oraux directs (AOD) dans cette stratégie ?
Dans les 10 ans qui suivent le diagnostic de cardiomyopathie hypertrophique obstructive (CMHO), 22 à 30 % des patients sont atteints d'arythmie et la plus répandue de ces arythmies est la fibrillation auriculaire (FA). En d'autres termes, la probabilité de développer une FA chez les patients atteints de CMHO est quatre à six fois plus élevée que dans la population générale. Conséquence de cette arythmie, le risque thrombo-embolique est majoré avec une incidence annuelle estimée à 4 % pour le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). Environ 27 % des patients atteints de CMHO et de FA connaîtront un événement thrombo-embolique au cours de leur vie. D'où la recommandation de traitement anti-coagulant préventif chez ces patients, sans même prendre en compte le score CHA2DS2-‐VASc habituellement utilisé pour les autres patients.
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