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Fibrillation auriculaire : le débat sur le momentum de l’ablation par cathéter

Dans ce débat, le Prof. Mattias Duytschaever (Gent) soutient l’idée qu’une ablation précoce par cathéter doit être considérée pour chaque patient. Le maintien du rythme est synonyme d’un meilleur pronostic cardiovasculaire et d‘une meilleure qualité de vie. A contrario, le Dr. Georges H. Mairesse (Arlon) est prudent. Sans nier les atouts de l’ablation, il attire l’attention sur le taux de complications péri-procédures et le bénéfice qu’on peut retirer dans un premier temps, d’une anticoagulation, du contrôle de la fréquence et d’une action sur les facteurs favorisants.

En faveur d'une ablation précoce ...

D'un point de vue pathophysiologique, maintenir rapidement un rythme sinusal est la seule approche logique. L'objectif est d‘éviter le remodelage électrique de l'oreillette entraînant une fibrose, des récidives et une évolution vers une FA persistante puis permanente qui sera synonyme d'une aggravation du pronostic avec une augmentation du risque de décès et d'AVC. Dans l'étude ATTEST-AF, le taux de progression vers la FA persistante atteint 2,4% après ablation par cathéter (CA) versus 17,5% sous anti-arythmiques. Par ailleurs, une FA sera d'autant plus facile à maîtriser et à ablater que le tissu n'est pas remanié par 5 ans de FA (LA  ≤ 40 mm de diamètre vs > 50 mm), ce qu'on appelle la "Window of Opportunity". 

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