Des différences menstruelles ont (probablement) un impact sur l’absorption du fer en présence de migraines
17/09 - Des variations dans l’absorption du fer alimentaire pourraient influencer différemment la migraine chez les femmes en fonction de l’âge. D’après les auteurs d’une étude récemment publiée dans Frontiers in Nutrition, des différences menstruelles liées à l’âge pourraient en effet avoir un rôle à jouer dans ce phénomène.
Plus ou moins de 50 ans
Il ressort des résultats que, chez la majorité des femmes de 20 à 50 ans, la consommation alimentaire de fer reste inférieure aux apports recommandés… et qu'elle présente en outre une relation inversement proportionnelle avec les migraines ou céphalées sévères chez les patientes de ce groupe d'âge. Chez les femmes de plus de 50 ans, on observait une relation négative entre le taux de fer sérique et les migraines ou céphalées sévères. Chez les hommes, il n'existait au contraire pas de lien significatif entre les apports alimentaires ou le taux de fer et les céphalées ou migraines. Après correction pour les possibles facteurs confondants, l'odds ratio pour le lien entre apports alimentaires en fer et migraines ou céphalées sévères s'élevait à 0,721 (IC 95 %, 0,565-0,920) en comparaison avec le quintile supérieur pour les apports en fer (≥ 8,20 mg/jour). Les auteurs de l'étude précisent encore que, « en comparaison avec les participants sans maux de tête, ceux qui souffraient de céphalées étaient souvent plus jeunes, de sexe féminin, célibataires, moins formés, plus minces (body mass index plus faible) et moins grands consommateurs de protéines. Ils présentaient par ailleurs des taux de cholestérol et de fer sérique plus faibles et prenaient plus souvent la pilule. » Ils ajoutent que « l'absorption du fer est plus élevée chez les femmes âgées de 20 à 50 ans que chez les hommes et chez les femmes de plus de 50 ans, ce qui pourrait expliquer pourquoi le lien entre les apports de fer alimentaires et la migraine n'existe que chez elles ». Ils s'empressent néanmoins de préciser que la cause de cette différence pourrait bien résider dans des facteurs menstruels.
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