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Cancer du sein localisé: pourquoi demander une signature génomique? (Cas clinique) - Commentaires du Dr J. Kerger

04/01 - Près de 70% des femmes atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce ne retirent aucun bénéfice d'une chimiothérapie post-tumorectomie. C'est ce qui découle de la signature génomique par un test comme le Oncotype DX. Réalisé sur une biopsie de la tumeur, le test s’appuie sur 21 gènes pour évaluer le risque de récurrence à 10 ans et donc la pertinence d’une chimiothérapie. Une illustration avec le cas de cette patiente de 45 ans avec un carcinome infiltrant de grade II, pré-ménopausée, cliniquement à haut risque qui justifierait à tout le moins une chimiothérapie.

Un bilan sénologique réalisé en 2018 révèle chez cette patiente de 45 ans, pré-ménopausée, une lésion d'allure kystique au niveau du sein droit. Une mammographie pratiquée en 2021 montre en supéro-médian droit, une image de distorsion architecturale à proximité d'une distension dystrophique bénigne. A l'échographie, on note une lésion hypo-échogène hétérogène suspecte de 12 mm de diamètre. Une IRM mammaire montre un rehaussement de type masse en supéro-interne D mesuré à 16,5 x 11,5 x 12,5 mm avec un nodule satellite antérieur de 3 mm, sans adénomégalie axillaire morphologiquement suspecte. Un bilan d'extension ne montre pas de foyer suspect  hépatique ou de la région duodéno-pancréatique. Une micro-biopsie confirme un carcinome mammaire infiltrant vraisemblablement à composante lobulaire, de grade 2 (3+2+1) de la classification de Bloom modifiée par Elston, RO 8/8, RP 8/8, Ki-67/Mib1 20%, C-erb-B2 IHC+ (absence de surexpression), soit un stade clinique TNM cT1c cN0 cM0 avec un doute quant à une petite lésion satellite.

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