Mélanome métastatique ou non résécable: associer un anti-LAG-3 à un anti-PD-1?
27/12 - Dans le mélanome métastatique non traité ou non résécable, se pose la question du bénéfice de l'ajout d'un anti-LAG-3 à un anti-PD-1. L'étude RELATIVITY-047 apporte une réponse en montrant que la SSP médiane n'est pas atteinte dans le bras anti-LAG-3 versus 20 mois en monothérapie par un anti-PD-1. Le temps médian sans traitement entre la dernière dose et le traitement suivant est quasi multiplié par 3 pour l'association d'un anti-LAG-3, le relatlimab + un anti-PD-1, le nivolumab.
Pour l'investigateur principal, le Dr Evan Lipson (Baltimore), cette association est une nouvelle option thérapeutique pour cette population de patients. C'est aussi la première étude de phase III qui valide l'inhibition du point de contrôle immunitaire LAG-3 en tant que cible thérapeutique pour les patients cancéreux après CLTA-4 et PD-1.
LAG-3 (Lymphocyte Activation Gene-3) est un gène d'activation lymphocytaire qui inhibe les lymphocytes T et aide ainsi les cellules cancéreuses à échapper aux défenses immunitaires. Or dans plus de 40% des mélanomes primaires et près de 70% des mélanomes métastatiques, existe une expression anormale des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité de classe II (CMH II) qui vont se lier à la protéine LAG-3. Cette interaction entre LAG-3 et le CMH II est de mauvais pronostic car elle entraîne une inhibition de la réponse immunitaire et induit une résistance à l'apoptose des cellules tumorales via l'activation des voies de signalisation MAPK/Erk et PI3K/Akt. Dès lors, l'ajout d'un anticorps bloquant LAG-3 à un anti-PD-1 en première ligne d'un traitement de mélanome métastatique ou non résécable devrait augmenter l'efficacité anti-tumorale.
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