Le psoriasis n'est pas qu'une maladie cutanée
La maladie affecte gravement la santé mentale. C'est le message du rapport 2022 de l'IFPA1 (International Federation of Psoriatic Disease Associations) qui révèle que pour la plupart des patients, un des défis les plus difficiles à relever est de vivre avec cette maladie au quotidien tant la relation symbiotique entre le psoriasis, la dépression et l'anxiété est importante. Les dernières recherches montrent que plus de 25% des patients présentent des signes de dépression et 48% d'anxiété sans compter un taux de suicides plus élevé que dans la population générale. Le rapport propose des pistes pour améliorer la prise en charge de ces patients.
Selon des données publiées en 2020 dans le Global Psoriasis Atlas, près de 60 millions de personnes vivent aujourd'hui dans le monde avec un psoriasis. Mais les données épidémiologiques ne sont disponibles que pour 19% des pays, ce qui revient à dire que les chiffres doivent être revus à la hausse. Les études montrent que plus de 25% des patients ont des symptômes de dépression et ce lien entre le psoriasis et la dépression est bidirectionnel dans le sens où la maladie peut entraîner une dépression et la dépression peut entraîner un psoriasis. A la dépression s'ajoute l'anxiété dont la prévalence se situe entre 7% et 48% avec le même lien bidirectionnel que pour la dépression. La co-existence de lésions cutanées et articulaires accroît la prévalence de l'anxiété.
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