Cancer pancréatique avancé : faut-il ajouter l'IL-7 à un anti-PD1 ?
L'IL-7 joue un rôle essentiel dans le développement et l'homéostasie des cellules T. Elle peut stimuler le système immunitaire et aider à éradiquer plus efficacement les cellules tumorales. C'est aussi une façon de surmonter la résistance à l'immunothérapie. D'où l'idée de l'associer à un inhibiteur de points de contrôle immunitaires dans le cancer pancréatique dans l'espoir de voir une réponse immune amplifiée.

Dans le cancer du pancréas au stade métastatique, le taux de survie à 5 ans est de l'ordre de 5% à 6 %. L'arrivée des inhibiteurs de points de contrôles immunitaires (ICI) a fait rêver un moment à de meilleurs chiffres mais très vite il a fallu déchanter malgré le fait que près de la moitié des cellules tumorales pancréatiques expriment la protéine PD-L1. En parallèle, il a été montré qu'une IL-7 humaine recombinante hybride à longue durée d'action fusionnée au fragment Fc (efineptakine alpha ou NT-17) a cette propriété d'amplifier les cellules T et donc d'augmenter voire même de prolonger la réponse anti-tumorale. En toute logique, cette molécule méritait d'être associée à un anti-PD1 comme le pembrolizumab à la recherche d'un effet synergique chez des patients avec un cancer du pancréas avancé naïfs de ICI.
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