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Traitement d'un adénocarcinome pancréatique L'originalité d'un anti-MEK ferreux…

05/09 - L'idée tire parti de la présence de fer dans les tumeurs solides KRAS mutées. En les ciblant par un anti-MEK couplé à des ions ferreux, il devient possible de les tuer spécifiquement en préservant l'enzyme MEK des cellules normales. L'approche est très originale et les premiers résultats obtenus ouvrent des perspectives inattendues notamment dans l'adénocarcinome pancréatique, un cancer parmi les plus agressifs et les plus mortels.

Le cancer du pancréas est au quatrième rang des causes de décès liés au cancer dans le monde occidental. Son pronostic est sombre avec une survie à 5 ans qui n'excède pas 10%. Jusqu'à présent, la chirurgie est le seul traitement potentiellement curatif mais elle n'est envisageable que lorsque la maladie a été diagnostiquée à un stade précoce. Elle peut être suivie d'une chimiothérapie adjuvante avec une survie à 5 ans qui passe à 30%. C'est l'oncogène KRAS muté qui est responsable de ce pronostic sombre dans 95% des cas. En absence d'agents thérapeutiques ciblant KRAS, la recherche s'est focalisée sur des inhibiteurs de MEK (Mitogenactivated Extracellular signal regulated Kinase), une kinase impliquée dans la prolifération cellulaire. Le problème est qu'ils ne sont efficaces qu'à des doses relativement élevées, généralement très mal tolérées du fait qu'ils s'attaquent aussi aux kinases des cellules normales.

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