Néoplasies myéloprolifératives : le défi du prurit aquagénique
On n’en parle peu tellement il surprend et pourtant le prurit aquagénique est un symptôme commun des néoplasies myéloprolifératives hors leucémie myéloïde chronique. Le problème est que ni le patient ni le clinicien ne pense à faire le lien avec une hémopathie maligne tant les causes de prurit sont nombreuses. Comment faire le diagnostic ? Comment traiter, sachant que la physiopathologie n’est pas élucidée et que l’impact sur la qualité de vie est important. Les réponses dans cette revue des connaissances actuelles1 …
Le prurit aquagénique (PA) survenant après un contact aqueux, est un des symptômes les plus couramment rencontrés dans les néoplasies myéloprolifératives (NMP). Pourtant, un prurit est peu évoqué en consultation mais lorsqu'on interroge les patients via des autoquestionnaires dédiés aux NMP (MPN Symptom Assessment Form Total Symptom Score), près de la moitié évoque un prurit avec une fréquence de 65% en cas de polyglobulie de Vaquez (PV), 40% en cas de thrombocytémie essentielle et 50% en cas de myélofibrose primitive. Ni le patient ni le clinicien ne fait le lien avec une NMP et pourtant ans une étude incluant près de 500 patients avec des NMP, 49,8% rapporte des démangeaisons qui sont de cause aquagénique (22,4%), dermatologique (9,3%), rénale (2,7%), hépatique (1,4%) ou non identifiée (14%).
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