Prévention de l’arthrose : le mode de vie peut-il lutter contre la génétique ?
Le vieillissement de la population fait aujourd’hui de l’arthrose un problème d’autant plus préoccupant qu’il n’existe aucun traitement satisfaisant. La prévention est le seul moyen d’endiguer sa prévalence en ciblant les facteurs de risque modifiables au nombre desquels figure la sédentarité, l’obésité ou une alimentation inappropriée. Mais lorsqu’un patient présente une susceptibilité génétique, cette stratégie a-t-elle une chance de réussir ? Une synthèse de l’exposé du Dr Chen (Chine) lors du dernier congrès EULAR de ce début juin.
Dr Chen (EULAR 2023)
L'arthrose affecte plus de 300 millions de personnes dans le monde, un chiffre qui devrait doubler à l'horizon 2050. En Belgique, on estime qu'environ 10% de la population générale est affectée et 80% des plus de 70 ans. Les causes sont multiples, une susceptibilité génétique, le vieillissement naturel du cartilage mais aussi des facteurs de risque liés au mode de vie tels que l'obésité, le manque d'activité physique contrôlée, etc. Des études antérieures1 ont démontré qu'un mode de vie sain pouvait réduire le risque de survenue d'une arthrose. Mais ce type d'intervention aura-t-il un impact chez des personnes qui présentent une susceptibilité génétique d'arthrose. En d'autres termes, peut-on lutter contre la génétique ?
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