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Antifongiques : face aux résistances et au coût, la nécessité d’un « stewardship »

Antibiotiques et antifongiques, même combat ? Alors que les résistances sont en hausse, et afin d’éviter des traitements superflus, la nécessité d’une utilisation plus raisonnée des antifongiques s’impose peu à peu.

Comme pour les antibiotiques, les résistances aux antifongiques sont à la hausse, ce qui fait craindre une baisse d'efficacité, voire l'absence d'alternatives face à d'éventuelles souches devenues « pan-résistantes ». Autres risques liés aux antifongiques, ceux de toxicité et d'interactions médicamenteuses, particulièrement chez des personnes souvent polymédiquées.

Selon plusieurs travaux, 30% à 50% des prescriptions d'antifongiques seraient non appropriées, ou pourraient être optimisées (1). D'où la nécessité de ne les prescrire qu'en cas de réelle nécessité et de manière plus ciblée, notamment dans les usages prophylactiques. Alors que la population vieillit et que de nouveaux pathogènes fongiques émergent, l'enjeu est avant tout sanitaire. Il est aussi économique, alors que les hôpitaux sont sommés de maîtriser leurs dépenses.

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