Diabète de type 2 : perte de sensibilité à l’insuline chez les femmes qui dorment mal
Le manque de sommeil, en l’occurrence la réduction du nombre d’heures de sommeil par nuit, a un impact métabolique et réduit la sensibilité à l’insuline chez les femmes. C’est ce que montre une récente étude américaine. (1) Intéressante à plus d’un titre, cette étude transversale randomisée met en évidence une différence entre les femmes en situation de post-ménopause et celles n’étant pas encore dans cette phase de leur vie. Son autre intérêt est d’identifier le manque chronique de sommeil comme constituant un potentiel facteur de risque évitable de résistance à l’insuline, pouvant être utile dans les stratégies de prévention.
Il s'agit d'une étude publiée en novembre 2023 dans Diabetes Care, le journal de l'American Diabetes Association (ADA), menée par une équipe de chercheurs liés à différents centres de recherche (Médecine générale, Sommeil, Obésité, Endocrinologie, etc.) du centre hospitalo-universitaire Columbia University Irving Medical Center, New York, États-Unis.(1)
L'objectif de cette étude transversale randomisée était d'évaluer si la réduction prolongée de la durée de sommeil, à savoir le nombre d'heures de sommeil par nuit, avait un impact sur le métabolisme du glucose chez des sujets féminins. L'un des autres intérêts de cette étude est en effet de n'inclure que des femmes. Les auteurs précisent en préambule que nombre d'études dans ce domaine ne portaient que sur des hommes ou n'évaluaient que le manque de sommeil à court terme, sur de courtes périodes.
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