VIH/sida : un traitement précoce est la clé de la rémission
Dans la cohorte VISCONTI, des patients traités rapidement sont en rémission durable sans ART. Les mécanismes par lesquels ces "contrôleurs post-traitement" obtiennent ce résultat, ne sont pas encore élucidés. Aujourd’hui cette nouvelle étude propose une théorie basée sur un modèle primate d’infection par le SIV, argumentant d’une production accrue de cellules T CD8+ mémoires à forte activité antivirale en cas de ART initié dans les 4 semaines qui suivent l’infection. C’est une découverte capitale pour le patient mais aussi pour la collectivité parce que cette stratégie réduit le risque de transmission.
La cohorte VISCONTI a montré pour la première fois que certains patients VIH+ traités dans les 4 semaines après la découverte de leur positivité avaient plus de chance d'être en rémission prolongée sans antirétroviraux (ARV) que des patients traités plus tardivement. Mais les mécanismes par lesquels ces patients "post-treatment HIV controllers" ont vaincu le virus jusqu'à 20 ans après l'arrêt du traitement pour certains, ne sont pas encore bien élucidés. Existe-t-il une fenêtre de tir durant laquelle le ART peut empêcher le virus de se réfugier dans les réservoirs, réduisant de la sorte la probabilité d'un rebond viral ? Aujourd'hui une nouvelle étude(1) conforte cette hypothèse.
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