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Cancers gynécologiques et dynamique du microbiote, quel est le lien ?

Ces dernières années, la relation entre le microbiote et divers aspects de la santé est devenue un point central des recherches scientifiques. Plusieurs études ont démontré qu’une dysbiose vaginale et la présence d’agents pathogènes libérant des toxines et exprimant des facteurs de virulence pouvaient induire différents éléments impliqués dans la pathogenèse et la progression du cancer gynécologique. Qu’en est-il exactement ?

L'appareil reproducteur féminin est caractérisé par un microbiote unique qui représente environ 9 % de la population microbienne totale du corps. La présence d'un nombre élevé de lactobacilles résidents est une marque significative de l'état de santé d'une femme. A l'inverse, un microbiote vaginal anormal entraînant une forte réduction ou disparition des lactobacilles est à la base du développement de nombreuses pathologies gynécologiques et obstétricales. Une dysbiose et la présence d'un nombre important de bactéries pathogènes pourraient moduler le processus de carcinogenèse grâce à la production de toxines spécifiques qui endommageraient l'ADN de l'hôte ou déclencheraient un état inflammatoire. L'objectif de cet article est d'éclaircir l'association suspectée entre le microbiote vaginal et les tumeurs malignes gynécologiques les plus courantes et ainsi de développer de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques.

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