Gonarthrose/coxarthrose et perte de poids. La mortalité change-t-elle selon qu’on maigrit lentement ou vite ?
Les recommandations actuelles encouragent la perte de poids chez les patients en surcharge pondérale ou obèses qui présentent une gonarthrose ou une coxarthrose. On sait que cette perte de poids va influencer favorablement l’évolution de l’arthrose et faciliter une éventuelle arthroplastie. Mais vaut-il mieux perdre du poids progressivement ou rapidement ? La façon de maigrir a-t-elle un impact sur la mortalité ? Les réponses dans cette étude originale chez des patients sous médicaments favorisant la perte de poids.
L'excès de poids favorise l'arthrose. Le risque de gonarthrose est 4x plus important chez les femmes obèses et 5x plus important chez les hommes obèses que chez les personnes de poids normal. Le risque de coxarthrose est aussi majoré en cas d'excès de poids avec 2,5x plus de prothèses totales chez les hommes avec une obésité modérée et deux tiers des patients opérés qui ont un poids excessif. De ce fait, la perte de poids est reprise dans les recommandations comme un élément clé de la prise en charge. Dans l'étude ADAPT, une perte de poids corporel de l'ordre de 6% à 7% obtenue par un régime + de l'exercice, suffit déjà pour améliorer de 24% les fonctions physiques et diminuer de 30% la douleur. Mais le bénéfice va au-delà avec un effet sur la mortalité de toutes causes observé dans les 18 mois d'une perte de poids volontaire. La vitesse à laquelle on perd du poids a-t-elle un impact sur la mortalité ?
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