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Temps d’écran : l’urgence d’une plus large prise de conscience des risques !

Pratique ultra-banalisée faisant partie intégrante de nos modes de vie modernes, les écrans ne sont cependant pas sans risques. Leur usage généralisé pose un certain nombre de questions : Comment définir de manière factuelle et claire l’addiction aux écrans ? Faut-il dans certains cas interdire les écrans ? Plusieurs publications récentes apportent des éclairages fort utiles, car c’est généralement au généraliste que revient la tâche peu aisée de détecter les usages excessifs ou de conseiller les parents.

Publiée fin avril 2025 dans JAMA Network, la première de ces publications est le fruit des nombreux travaux de Christakis et coll. (Seattle, États-Unis) dans ce domaine. Le Dr Christakis revient sur le long cheminement vers une reconnaissance - encore partielle - des formes problématiques d'utilisation des écrans (smartphone, internet, jeux vidéo, réseaux sociaux, ...). En 2013, la 5e édition du DSM américain (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) évoquait déjà un « trouble du jeu vidéo » et une possible dépendance, mais ne se prononçait pas et soulignait la nécessité de nouvelles recherches. En 2020, après diverses polémiques, l‘Organisation mondiale de la santé (OMS) a inclus un « trouble du jeu vidéo » à la 11e révision de l'ICD (classification des maladies). Depuis, le débat reste en cours et tourne principalement autour de la question : s'agit-il de pratiques excessives ou peut-on parler d'une addiction ?

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