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Troisième dose du vaccin anti-covid-19 : pour qui ?

BRUXELLES 17/08 - Sur la base de l'avis de la Task Force sur la vaccination et d'une étude du Centre fédéral d’Expertise des Soins de Santé, la Conférence interministérielle Santé publique a décidé de proposer un vaccin supplémentaire aux personnes dont l'immunité est réduite.

Les données scientifiques les plus récentes montrent que l'administration d'une dose supplémentaire de vaccin à ARNm (actuellement Pfizer ou Moderna) peut entraîner une augmentation des anticorps et une réponse immunitaire plus forte.

Cela concerne les, environ entre 300.000 et 400.000, patients suivants :

  • Patients présentant un déficit immunitaire congénital;
  • Patients sous dialyse rénale chronique;
  • Les patients séropositifs dont le nombre de cellules CD4 est inférieur à 200 par mm³ de sang, ce qui les expose à un risque accru d'infection;
  • Patients atteints d'un cancer du sang ou d'autres tumeurs malignes, qui sont/étaient sous traitement actif.
  • Les patients transplantés;
  • Les patients atteints de maladies inflammatoires et traités avec des médicaments qui diminuent l'immunité.

Pour cette vaccination supplémentaire, qui aura lieu cet automne, les centres de vaccination encore disponibles à ce moment-là seront utilisés. Les patients concernés seront automatiquement invités sur la base des données de leur mutuelle et de leur médecin traitant.

Pour les personnes âgées, il n'y a pas encore de résultats d'études publiés sur l'administration d'une troisième dose, constate le rapport. La task-force vaccination conseille dès lors d'attendre les analyses prévues dans les prochaines semaines sur les infections dites de percée (qui touchent des personnes entièrement vaccinées) et les résultats d'études cliniques sur l'administration d'une troisième dose.

Une extension par étape à d'autres groupes à risque est possible aux yeux de la task-force mais seulement sur la base de recherches nationales et internationales solides et de preuves scientifiques.

La task-force rappelle enfin l'importance de mesures "non-pharmacologiques" comme la ventilation, la distance physique et le port du masque buccal mais aussi l'importance de la vaccination de base des Belges de plus de 12 ans.

Belga, Conférence Interministérielle Santé Publique et Pedro Facon, Commissaire Corona au Gouvernement.