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Cancer du rein localisé opéré: pourquoi pas un anti-PD1 en adjuvant? (ASCO GU 2022)

21/02 - Les premiers résultats de l'étude KEYNOTE-564 montraient à 1 an un bénéfice en survie sans maladie chez des patients traités par un anti-PD1 en adjuvant pour un cancer du rein localisé à risque intermédiaire/élevé ou après résection d'une métastase unique dans l'année suivant la néphrectomie. Aujourd'hui à l'ASCO-GU 2022 ont été présentées des données actualisées à 30 mois (1). L'amélioration de la DFS s'est-elle confirmée sous pembrolizumab versus placebo? Quelles sont les données en survie globale? Quelle est la sécurité d'emploi sur le long terme? En finale, l'étude permet-elle de préciser quels patients sont les plus susceptibles de bénéficier de ce traitement adjuvant dans un contexte de toxicité acceptable?

Dans le cancer du rein au stade localisé, la néphrectomie reste le traitement de référence. Mais le risque de récidive va de 20% à 70% selon la taille de la tumeur, le stade, le grade nucléaire de Fuhrman, la présence d'une atteinte ganglionnaire ou de métastases. Dans ce contexte, la question du bénéfice d'un traitement adjuvant a été posée, que ce soit par un anti-angiogénique ou par des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires et l'étude KEYNOTE-564 a été conçue pour répondre à cette question en comparant pour la première fois un anti-PD-1 en adjuvant, le pembrolizumab IV 200 mg toutes les 3 semaines, versus placebo pendant 1 an chez 994 patients avec un cancer du rein à cellules claires.

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