Médical  >  Les IST progressent, les antibiorésistances aussi : des perspectives de traitement peu réjouissantes...

Les IST progressent, les antibiorésistances aussi : des perspectives de traitement peu réjouissantes...

La phrase revient comme un leitmotiv dans la communauté des infectiologues confrontés à une montée des infections sexuellement transmissibles à Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrhoeae, Mycoplasma genitalium. Celle-ci va de pair avec une montée des résistances aux pénicillines, sulfamides, tétracyclines, quinolones et autres macrolides qu’on a coutume d’utiliser pour les traiter. Quelles sont les solutions ? Est-on en mesure de prescrire différemment ou faut-il miser sur la recherche pharmacologique ? Le point avec le Dr Agnès Libois (CHU ST-Pierre).

Selon le dernier rapport épidémiologique de Sciensano, les données des laboratoires sentinelles montrent une tendance à la hausse des infections sexuellement transmissibles avec entre 2015 et 2021, une augmentation de 40% des chlamydioses, 121% pour les gonorrhées et 82% pour la syphilis. Pour la région de Bruxelles Capitale, les chiffres sont respectivement de 34%, 138% et 169% sur la période 2017-2021. Au-delà de nos frontières, des cas de N. gonorrhoeae multi-résistantes sont apparus en 2022, en Suède, en Autriche et en France avec la première souche de N. gonorrhoeae résistante à l'azithromycine, la ceftriaxone, la ciprofloxacine et une tétracycline. Dans un récent avertissement, l'OMS a attiré l'attention sur le fait qu'en 2020, sur 82 millions de nouveaux diagnostics de gonorrhées, toutes les souches étaient résistantes à une ou plusieurs classes d'antibiotiques.

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