Cancer de la prostate métastatique sensible à la castration: la surveillance de la DMO est impérative (ASCO GU 2022)
21/02 - Les résultats de l'étude PEACE-1 montrent une perte osseuse précoce, rapide et cliniquement significative chez les patients avec un cancer de la prostate métastatique sensible à la castration (mCSPC). L'étude a comparé l'effet du traitement standard (déprivation androgénique et docétaxel), avec ou sans acétate d'abiratérone et prednisone. Pour le Dr G. Roubaud (Bordeaux), les résultats doivent nous inciter à suivre la densité minérale osseuse chez ces patients en traitant les facteurs de risque d'ostéoporose dans une approche multidisciplinaire associant les rhumatologues.
Aujourd'hui la perte osseuse est un souci majeur pour les hommes qui présentent un cancer de la prostate et ce pour plusieurs raisons. Pour le Dr Roubaud, "c'est d'abord l'âge avancé de la plupart des patients qui sont à risque d'une perte physiologique de densité minérale osseuse (DMO). Ensuite la suppression de la testostérone par la déprivation androgénique entraîne une perte osseuse par une rupture de l'homéostasie squelettique. Enfin les thérapies hormonales de dernière génération peuvent amener des fractures de fragilité indépendamment de la présence de métastases osseuses. Les patients qui présentent des mCSPC sont à risque de perte osseuse depuis que la plupart d'entre eux se voient proposer des traitements intensifs pendant des années. Notamment l'ajout d'acétate d'abiratérone/prednisone au traitement standard majore-t-il le risque de perte osseuse?"
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