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Infections par le RSV. Pas moins de 66 ans pour développer un vaccin

Sur quelques années, l’épidémiologie du virus respiratoire syncytial (RSV) a changé par le fait qu’il touche aujourd’hui toutes les tranches d’âges. Quasiment tous les enfants ont rencontré le virus à l’âge de 2 ans mais les réponses immunes sont incomplètes et des réinfections peuvent survenir tout au long de la vie. Les personnes âgées avec co-morbidités sont les plus à risques de complications et de décès. La bonne nouvelle est le vaccin qui va aussi modifier le paysage de l’infection. Le point avec le Pr I. Leroux-Roels (UZGENT).

Une revue de la littérature incluant 480 études a montré que chez l'enfant de 0 à 5 ans, le RSV est associé à 33 millions d'infections des voies respiratoires inférieures (VRI), 3,6 millions d'hospitalisations et 101.400 décès. Chez les personnes âgées, l'incidence atteindrait 1,62% (> 3 millions d'infections respiratoires aiguës), avec environ 274.000 hospitalisations et une mortalité en hôpital estimée à 7,13%  (environ 20.000 décès). Le risque est élevé en présence de co-morbidités (maladies pulmonaires et cardiaques, diabète, néphropathie, immunosuppression, démence, déficience fonctionnelle ou vivant en institution). Un point interpellant est que la forte diminution des décès dus aux infections par le VRS chez les jeunes enfants n'est pas observée chez les personnes âgées de  ≥ 70 ans, chez lesquelles les taux de mortalité par pneumonies liées au VRS ont à peine diminué depuis 1990. En raison du vieillissement de la population, le nombre annuel absolu de décès attribués au VRS a en fait augmenté au cours des trois dernières décennies.

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