Traitement préventif des infections urinaires : la canneberge revient à la une de l’actualité
Une première méta-analyse réalisée par les experts de la "Cochrane Database of Systematic Reviews" portant sur 24 études, avait conclu à l’inefficacité de la canneberge (cranberries) en prévention des infections urinaires chez les femmes. Dix ans plus tard, le même groupe revient avec 26 études de plus dans sa méta-analyse et un total de 8.857 participants. Et c’est le revirement : la canneberge réduit de 25% à 53% le risque d’infections urinaires symptomatiques microbiologiquement prouvées chez les femmes, les enfants et les patients opérés.
Voici des années que diverses agences de sécurité évaluent l'effet bénéfique de la consommation de canneberge sur la fonction urinaire. Les allégations se fondent sur la présence de proanthocyanidines, des substances anti-oxydantes qui inhibent l'adhésion d'Escherichia coli aux cellules épithéliales, une bactérie responsable de près de 80% des infections urinaires chez la femme de 15 à 65 ans. Des études antérieures avaient fourni des résultats contradictoires quant au bénéfice des cranberries. Les experts de la Cochrane Review avaient par ailleurs publié en 2012, une méta-analyse concluant à l'absence d'efficacité des produits à base de canneberge (jus, sirop, comprimés etc.) en prévention des infections des voies urinaires chez les femmes. Aujourd'hui le même groupe revient avec une méta-analyse de plus grande envergure.
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