Streptococcus salivarius : sa prolifération nasale induit la rhinite allergique
Une dysbiose bactérienne, qui se caractérise par une diminution de l'hétérogénéité bactérienne, la dominance de quelques genres et notamment une augmentation remarquable de l'abondance de Streptococcus salivarius, favorise le développement de la rhinite allergique. Une option thérapeutique antibiotique ciblée pourrait-elle être envisagée dans un futur proche ?
Ping Miao et coll. proposent dans Nature Microbiology une étude très originale sur le microbiote nasal et le risque de rhinite allergique (RA). Encore aujourd'hui, la physiopathologie de la rhinite allergique reste incomplètement comprise. En particulier, on ne sait pas si les bactéries du microbiote nasal contribuent ou non à la RA, alors que dans le cas de la rhinosinusite chronique (non allergique), plusieurs études ont mis en évidence des différences significatives dans la composition du microbiote par rapport aux témoins sains. Diverses études se sont toutefois intéressées au possible lien entre microbiote nasal et RA, mais elles étaient toutes purement observationnelles et n'ont pas abordé la question importante de savoir si une dysbiose détectée contribue à la pathogenèse de la RA ou représente une simple conséquence des changements physiologiques de l'épithélium nasal, qui sont indépendamment associés au développement de la RA.
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