VIH/sida sous ARV: comment simplifier les traitements? (CROI 2022)
21/02 - L'étude ATLAS-2M avait pour objectif de comparer l'efficacité d'une bithérapie par un inhibiteur d'intégrase associé à la rilpivirine, longue durée d'action, en IM tous les 2 mois versus la même association administrée tous les mois. L'analyse intérimaire à la semaine 96 avait confirmé l'hypothèse initiale de la non infériorité en terme de charge virale indétectable et de nombre d'échecs virologiques. Aujourd'hui ce sont les données actualisées à 152 semaines présentées à la CROI 2022 qui permettent de répondre à la question.
Depuis quelques années, la recherche pharmacologique s'est focalisée sur l'allègement des schémas thérapeutiques. Les patients sous traitements quotidiens ont peur d'une stigmatisation ou de trahir leur statut VIH+ sans compter une anxiété permanente à l'idée d'oublier des comprimés avec les conséquences que l'on connaît. C'est dire si l'association d'un inhibiteur d'intégrase et d'un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase reverse, à longue durée d'action, était attendue avec impatience. L'efficacité a été abordée dans des études de phases II/III dont LATTE 2 en injection mensuelle ou bimestrielle, avec pour résultat une non-infériorité par rapport aux schémas oraux quotidiens et aussi une non infériorité du schéma bimestriel par rapport au schéma mensuel. Cet espacement des doses fait aussi l'objet de l'étude ATLAS-2M avec des données à S96 présentées en 2020 et aujourd'hui actualisées à S152.
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