Attention aux effets diabétogènes des nouvelles thérapies anti-cancéreuses (SFD 2022)
27/04 - Alors que les thérapies ciblées sont à l’origine de fréquentes hyperglycémies, le plus souvent modérées et réversibles, les immunothérapies sont responsables de rares mais sévères diabètes auto-immuns. D’apparition brutale, voire sous forme d’acidocétose, ces diabètes de type 1 apparentés nécessitent une surveillance attentive et une insulinothérapie à vie.
Le point complet sur les effets diabétogènes de ces nouvelles thérapies anti-cancéreuses [1] avec le Pr André Scheen, diabétologue-endocrinologue (CHU de Liège, Belgique), interrogé par Medscape édition française au congrès de la Société francophone du diabète (22-25 mars 2022, Nice).
En quelques années, le traitement du cancer a opéré un véritable tournant. Les thérapeutiques anticancéreuses se sont multipliées et diversifiées, avec l'avènement des thérapies ciblées (inhibiteurs de la tyrosine kinase, inhibiteurs de la MAP Kinase, inhibiteurs de mTOR, inhibiteurs du Vascular Endothelial Growth Factor-VEGF), ainsi que des immunothérapies, dont les anti-checkpoint qui ciblent des récepteurs inhibiteurs présents à la surface des lymphocytes (CTLA-4, PD-1). « Un nombre croissant de patients seront donc sujets au conséquences métaboliques de ces thérapeutiques (trouble du métabolisme glycémique, diabète, acidocétoses, hypoglycémies) et suivis en médecine générale, en oncologie et en diabétologie », a souligné Pr André Scheen.
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