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Le syndrome de détresse respiratoire aigüe peut-il bénéficier des succès thérapeutiques de la COVID-19 ?

13/09 - Dans une session intitulée « Au-delà du COVID : transposer les succès du traitement du COVID au SDRA toutes causes », co-présidée par Judith García- Aymerich (Espagne) Miriam Barrecheguren Fernández (Espagne), et Marc Humbert (France), des experts parlent de la manière dont les enseignements tirés de notre lutte contre le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) induit par le COVID-19 pourraient permettre d’orienter les interventions thérapeutiques et les infrastructures futures dans le SDRA dû à d’autres causes.

 

Identifier les traits pouvant être traités (Tiffanie Jones, États-Unis)

L'exposé du Dr Jones commence par reconnaître l'importance de l'évaluation multidimensionnelle des traits importants sur le plan clinique, comme le propose le paradigme des « traits pouvant être traités », qui a été appliqué avec succès pour prendre en charge les maladies complexes des voies respiratoires comme l'asthme. Les traits doivent être cliniquement pertinents, identifiables au sein de la population, mesurables et traitables. De même, les profils biologiques, y compris les lésions épithéliales et l'œdème pulmonaire, identifiés par des analyses du plasma, peuvent être transformés en traits qu'il est possible de traiter pour le SDRA ; toutefois, de nombreuses questions restent sans réponse. Dans le SDRA du COVID-19, les marqueurs de lésions alvéolaires (par ex., RAGE) atteignent un pic assez tôt, les taux des marqueurs de lésions endothéliales augmentant plus tard. La forme soluble de RAGE (sRAGE) est associée à une altération de la clairance du liquide alvéolaire (CLA). Dans le cadre du COVID-19, les taux sériques de sRAGE s'accroissent à mesure que la gravité de la maladie augmente, ce qui suggère qu'il peut être utilisé comme biomarqueur pour prédire la mortalité et la nécessité d'une ventilation artificielle. Dans le SDRA non dû au COVID, le biomarqueur agit comme un intermédiaire de causalité, des taux plasmatiques plus élevés permettant d'identifier les personnes à risque de SDRA. Toutes ces données probantes soulèvent une question brûlante : les lésions alvéolaires liées à la voie RAGE peuvent-elles être modifiées ? Il a été démontré que l'inhibition de RAGE rétablit la CLA dans un modèle murin de lésion pulmonaire induite par acide. Un obstacle majeur concernant les traits du SDRA pouvant être traités (l'incertitude sur la population cible) pourrait être surmonté par des stratégies d'enrichissement pronostique et prédictif.

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