Prophylaxie pré-exposition. Toujours mal connue, toujours mal aimée ?
La PrEP est aujourd’hui reconnue comme un outil de prévention efficace de la transmission du VIH-1. Depuis 2015, elle est recommandée par l’OMS pour les HSH, les hommes hétérosexuels, les femmes hétérosexuelles, les utilisateurs de drogues et les partenaires séronégatifs dans des couples discordants. Mais aujourd’hui le nombre d’adhérents est en deçà des attentes. En 2020, 1 million de personnes dans le monde prenait la PrEP sur les 3 millions attendus. Quelle est la situation en Belgique ? Une analyse approfondie des données présentées dans le dernier rapport Sciensano sur l’épidémiologie du sida et de l’infection à VIH en Belgique.
En 2021, 5.277 personnes ont acheté en pharmacie du Truvada© ou de l'emtricitabine/ténofovir en tant que prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour le VIH. Par rapport à 2020, c'est une augmentation de 32 % du nombre d'utilisateurs de PrEP, un chiffre satisfaisant mais à interpréter prudemment dans le contexte de la pandémie à Covid-19 et des confinements et aussi parce que les données individuelles de la PrEP distribuée en pharmacie hospitalière ne sont pas incluses dans les résultats. Ce qui suggère que le nombre total réel d'utilisateurs de la PrEP est légèrement sous estimé. Qui sont les utilisateurs ? En 2021, 99 % sont des hommes, 35 % sont âgés de 30 à 39 ans et 27 % de 40 à 49 ans. Si l'on analyse par région, 30 % résident dans la région de Bruxelles-Capitale, 54% en Flandre et 16% en Wallonie.
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