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L’arrivée de l’IA dans la BPCO : entre excitation et peurs

L’ATS 2024 ne pouvait pas ignorer le sujet de l’IA en médecine tant cette technologie a envahi le quotidien des médecins. La conférence d’ouverture de l’ATS 2024 (1) a permis de faire un tour d’horizon - souvent enthousiaste - des applications de l’IA dans la BPCO.

Fatima Rodriguez est cardiologue à Stanford (États-Unis). Elle est spécialiste de la prévention. Son travail est actuellement centré sur les patients qui ne présentent pas de facteurs de risque cardiovasculaires classiques (HTA, diabète, hyperlipidémie…) mais qui sont à risque de syndrome coronarien. On considère en effet que 80 % des patients atteints de maladie cardiovasculaire auraient pu bénéficier d'un traitement préventif, or un grand nombre de ces patients passe « sous les radars » des facteurs de risques classiques. Comment les détecter ? C'est le travail que l'équipe de Fatima Rodriguez a entrepris, en se fondant sur les données déjà disponibles dans les dossiers médicaux. En premier lieu, ils ont utilisé les scanners thoraciques réalisés pour pathologie pulmonaire ou dans le cadre du dépistage du cancer du poumon. Le score calcique coronarien a été choisi comme un marqueur de risque cardiovasculaire et son utilisation préventive a été développée à l'aide d'un apprentissage de type « deep learning » à partir des données disponibles dans son établissement. 

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