Prévention du VIH/sida : la PrEP intéresse-t-elle les hétérosexuels européens ?
L’enquête PROTECT a demandé à près de 5.000 hommes et femmes hétérosexuels vivants dans des pays européens s’ils sont intéressés par la prophylaxie pré-exposition et s’ils ont l’intention de l’utiliser. Les résultats montrent que cet outil de prévention n’est pas assez connu alors que l’efficacité n’est plus à démontrer et que l’offre s’est diversifiée avec l’arrivée d’une PrEP injectable en IM à action prolongée qui s’ajoute au ténofovir / emtricitabine per os.
La prophylaxie pré-exposition (PrEP) par voie orale est un outil de prévention de l'infection par le VIH. Plusieurs grandes études ont fait la démonstration de son efficacité, amenant l'OMS à la recommander chez les personnes à risques. Mais il restait à la rendre moins contraignante en pratique pour les personnes peu enclines à prendre un traitement quotidien. Un objectif atteint avec l'arrivée du cabotégravir à longue durée d'action injectable en IM supérieur en efficacité à la PrEP per os quotidienne. Dans l'étude HPTN 084, la réduction des infections par le VIH atteint 89%. Les deux premières injections sont administrées à quatre semaines d'intervalle, les suivantes toutes les huit semaines. Malgré cette offre diversifiée, à peine 50% des personnes à risque l'utiliseraient réellement. Pour les hommes et femmes hétérosexuelles vivants en Europe, les données manquent alors que le nombre de diagnostics chez les personnes hétérosexuelles a augmenté de 26% en 2022 par rapport à 2021 (Sciensano).
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