L’activité physique chez les PVVIH. A peine 4 PVVIH sur 10 s’y adonnent, comment convaincre les 6 autres ?
Au fil du temps, l’activité physique s’est imposée comme une partie intégrante du ART chez les PVVIH. Elle concourt à améliorer le pronostic cardiovasculaire et le profil lipidique avec aussi un effet positif sur la fatigue, l’anxiété, la dépression et la qualité de vie. Mais en pratique, on constate qu’à peine 40% des PVVIH pratiquent une activité physique. Quelles sont les raisons de cette désaffection des PVVIH belges pour le sport ? Les résultats d’une enquête belge présentés par Monsieur Axel Vanderperre (UTOPIA_BXL) et la solution originale qu’il a mis en place pour surmonter les barrières physiques, mentales, sociales et financières.
Grâce aux progrès du ART, les PVVIH vivent plus longtemps et sont plus à risque des co-morbidités classiques de l'âge (cardiovasculaires, ostéo-articulaires, endocriniennes, métaboliques, cancéreuses), d'une sarcopénie et d'une faiblesse physique liées à l'inflammation chronique et à l'immunosénescence. Ces co-morbidités résultent de la conjonction d'éléments reliés au virus (inflammation, infections opportunistes, taux de CD4 faible, etc.), au ART (effets secondaires, polymédication, interactions médicamenteuses, ...) et à des facteurs propres au patient (tabagisme, obésité, mode de vie, niveau d'éducation, etc.). Le résultat est une différence de 9 ans en espérance de vie comparé aux personnes séronégatives. Dans ce contexte, l'activité physique est décrite comme largement bénéfique.
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