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Prévention des IST : La DoxyPEP, la mal aimée des patients et ... des cliniciens

La doxycycline en traitement post-exposition (DoxyPEP) avait fait la une de la conférence CROI 2024 alimentant des débats animés entre les partisans sans condition de cet outil de prévention et les moins convaincus arguant du risque d’émergence de résistances. Le résultat est qu’aujourd’hui les cliniciens sont timorés pour la prescrire d’autant que les recommandations internationales ne parlent pas d’une même voix et que les publics cibles ne se pressent pas dans les consultations. Pourquoi ? Les réponses dans cette enquête belge (1,2) présentée par le Dr T. Vanbaelen (ITG, Antwerpen) récompensé par le Award du "Best Paper in Public Health" lors de ce BREACH meeting2024.

La DoxyPEP est apparue comme le complément de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) dans la prévention des  infections sexuellement transmissibles (IST). Mais autant la PrEP a été accueillie favorablement, autant la DoxyPEP a suscité des débats sur fond d'études randomisées et d'antibiorésistance. Dans l'étude DOXYVAC, les incidences des chlamydioses, des syphilis et des gonorrhées ont diminué de 86%, 79% et 33% chez les HSH et les femmes transgenres (TSG). Aujourd'hui les données en matière de résistance sont plutôt rassurantes pour la ceftriaxone, les aminosides et les fluoroquinolones si l'on regarde les CMI dans des groupes exposés et non exposés. En revanche, plus d'isolats sont résistants à la tétracycline et à la pénicilline en cas de DoxyPEP.  Qu'en pensent les HSH et les TGW belges ? 

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