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Aspergillus et maladies pulmonaires chroniques. Un touriste de passage ou un vrai pathogène ?

La question trouve son origine dans le caractère ubiquitaire de Aspergillus dont les spores sont présentes partout dans l’environnement et inhalées quotidiennement. Dans la majorité des cas, l’infection sera sans conséquences et facile à gérer. En revanche, des formes sévères peuvent se développer sur un terrain facilitant (BPCO, emphysème ...), ou en cas d’immunodépression, de neutropénies, de greffes (organes, moelle osseuse) etc. Le point avec le Pr Eva Van Braeckel (UZ Gent).

Les Aspergillus sont des champignons saprophytes de l'environnement qui se transmettent par inhalation de spores présentes dans l'air. Chez l'individu sain, l'infection est rapidement résolue. En revanche, Aspergillus est un pathogène avéré sur un terrain fragilisé et peut aggraver le pronostic de maladies respiratoires chroniques comme une BPCO. Les aspergilloses invasives (AI) et les aspergilloses pulmonaires affectent plus de 6,5 millions de personnes par an. La mortalité est estimée à 15% à 1 an et 32% à 5 ans. La mortalité globale va dépendre du sous-type d'aspergillose pulmonaire chronique (APC), plus basse dans les aspergillomes (11%), plus élevée dans les aspergilloses chroniques cavitaires (51%). Le pronostic dépend de l'âge avec une probabilité de survie à 5 ans de 92% en dessous de 40 ans, 75% entre 40 ans et 60 ans et 44% au-delà de 60 ans1

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