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VIH/sida et troubles neurocognitifs : le sémaglutide améliore la fonction cognitive visuo-spatiale

Le sémaglutide, un analogue du GLP-1 bien connu dans le diabète de type 2 et l’obésité, pourrait être utilisé pour réduire les troubles neurocognitifs chez les PVVIH. En utilisant le Cognivue, un test de fonction cognitive informatisé approuvé par la FDA et des marqueurs de l’adiposité et de l’inflammation, l’étude (1) montre que le sémaglutide améliore surtout la fonction visuo-spatiale par une réduction de l’inflammation et non par une réduction de l’adiposité. La communication du Dr O. Atieh (Cleveland, USA).

La prévalence des troubles neurocognitifs (TNC) est de l'ordre de 20% à 30% chez les PVVIH virologiquement contrôlés avec un surrisque de 50% entre 55 ans et 70 ans. L'explication tient dans le fait que le VIH est un virus neurotrope qui peut se répliquer dans le SNC même sous ART entraînant des anomalies de la micro-vascularisation cérébrale en lien avec un âge plus avancé, une hypertension artérielle et un nadir CD4 bas. D'autres facteurs de risques ont été décrits comme une co-infection par le VHC, des troubles psychiatriques, un syndrome d'apnée du sommeil ou une mauvaise observance. Le sémaglutide est un analogue du GLP-1 utilisé dans le traitement du diabète de type 2 et de l'obésité. Il a déjà montré un effet neuroprotecteur en réduisant le risque d'un premier diagnostic de maladie d'Alzheimer2 chez des patients avec un diabète de type 2 comparé à d'autres analogues de GLP-1 (HR = 0,59) indépendamment du sexe, de l'âge ou du BMI. 

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