Des tests génomiques pour optimiser l’approche thérapeutique du cancer du sein précoce (Interview Dr Pino Cusumano)
Sur base d’une étude initiée en 2014, l’INAMI et le KCE ont constaté une grande variabilité dans le pourcentage de femmes atteintes d’un cancer du sein précoce qui bénéficient de la chimiothérapie. Des tests génomiques offrent aujourd’hui la possibilité de mieux guider les praticiens dans le choix d’un traitement, mais se pose la question de la manière dont ces tests sont utilisés. Un projet a pour objectif d’évaluer leur intérêt en pratique clinique.
Actuellement, seuls deux tests génomiques ont un niveau de preuve 1A et ont été validés dans de larges essais randomisés : TAILORx et MINDACT qui utilisent respectivement la signature Oncotype DX® et Mammaprint®. Les autres signatures n'ont été validées qu'au travers d'études rétrospectives non randomisées.
En 2014, le KCE a mené une première étude auprès des dix principales cliniques du sein. Il leur a été demandé de soumettre toutes les tumeurs ER+/HER2- dans l'algorithme MINDACT, et d'évaluer le taux de prescription de la chimiothérapie chez les patientes à haut risque clinique. Les résultats se sont avérés surprenants avec un taux de 27 à 56% en fonction du centre. Une analyse complémentaire basée sur le Registre du Cancer a révélé que le taux moyen de chimiothérapie devait être aux alentours de 37%.
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