Cancer du sein précoce : quelle est la place des tests génomiques en pratique clinique ? (Interview Pr Marian Vanhoeij)
Au cours des dernières années, une meilleure compréhension de l'hétérogénéité biologique du cancer du sein a favorisé le développement d’approches plus efficaces, et l’émergence des tests génomiques permet aujourd’hui aux médecins de mieux adapter les thérapies aux besoins individuels des patientes. Le Pr Marian Vanhoeij (UZ Brussel) fait le point sur l’utilisation de ces tests dans sa pratique clinique.
« Je suis chirurgienne du sein, j'essaie de ne pas être trop agressive, de pratiquer autant de thérapies conservatrices que possible et de sauver un maximum de ganglions lymphatiques axillaires. Mes confrères oncologues médicaux et radiooncologues essaient également d'alléger le traitement. »
Ce choix de désescalade thérapeutique implique de pouvoir déterminer le niveau de risque - faible, intermédiaire ou élevé – encouru par la patiente. « Aujourd'hui, nous pouvons donner une chimiothérapie à n'importe quelle patiente atteinte d'un cancer du sein, mais chez beaucoup d'entre elles, les effets secondaires de la chimiothérapie seront trop élevés par rapport aux gains. C'est là que les tests génomiques entrent en jeu, car ils fournissent une vision du profil de risque. Ainsi, nous pouvons utiliser ces tests pour guider la thérapie systémique. Nous les utilisons principalement pour guider la chimiothérapie, mais peut-être, à l'avenir, pourront-ils également guider le traitement hormonal, la radiothérapie et la chirurgie. »
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