Endométriose : le test salivaire fait la différence !
Une équipe française confirme l'efficacité d'un test salivaire pour diagnostiquer l'endométriose. Non invasif et performant, il pourrait réduire considérablement le retard diagnostique.
La prévalence de l'endométriose est estimée à 10 % de la population générale ce qui en fait une des pathologies féminines les plus fréquentes mais surtout les moins bien reconnues.
Le retard diagnostique est important (en moyenne 7 ans) compte-tenu de la faiblesse des moyens diagnostiques non invasifs (échographie et IRM pelviennes), notamment dans les formes superficielles (1). On ne disposait pas jusqu'à présent de marqueur biologique. Des chercheurs français avaient publié en 2022 une étude pilote chez 200 patientes suspectes d'endométriose (2). Leur travail avait permis d'isoler un panel de micro-séquences d'ARN dans la salive dont la présence signait une endométriose avec d'excellentes sensibilité et spécificité. La même équipe persiste et signe dans le New England Journal of Medicine Evidence (3) en confirmant ces résultats au sein d'un échantillon beaucoup plus important. Il s'agissait cette fois d'un essai multicentrique prospectif (ENDOmiRNA) visant à valider l'exactitude diagnostique, la reproductibilité biologique et l'utilité clinique de ce test salivaire pour le diagnostic d'endométriose.
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