COVID-19. Être stagiaire en temps de pandémie (Témoignage d'une étudiante en médecine)
BRUXELLES 09/04 - Je devais commencer mon stage au service des urgences de l'UZ Brussel en mars 2020. Un stage que j'attendais avec impatience depuis plusieurs mois, et qui s’annonçait d'autant plus intéressant qu'un virus nous affectait dans le monde entier, tant sur le plan médical que social, écologique et socio-économique.
Le lundi 9 mars 2020, mon premier jour de stage, m'a semblé être une journée assez normale. Les nouvelles directives relatives au COVID-19 au sein de l'hôpital avaient cependant été expliquées lors du briefing du matin. La nuit précédente, on avait pour la première fois vu un patient suspecté de coronavirus, avec une image en verre dépoli diffus au scanner thoracique.
Les jours suivants se sont déroulés comme prévu, avec une planification et des explications claires sur le stage. Jusqu'à ce que, le 11 mars, le Gouvernement annonce que le virus avait causé son premier décès. Dans la nuit du 12 au 13 mars, le personnel médical et paramédical s'est occupé de transformer le service, l'ensemble des soins urgents, critiques et de maintien ont été considérés comme l'unité COVID. C'est aussi ce soir-là que j'ai, pour la première fois, accompagné le SMUR et ai senti grandir, de plus en plus, la responsabilité, la vigilance et une légère tension au sein du service.
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