Euthanasie en Belgique : entre évolution silencieuse et zones grises persistantes (Dr Cosyns)
Vingt ans après son adoption, la loi belge sur l’euthanasie a profondément évolué, tant dans ses pratiques que dans les profils des patients concernés. Si elle a permis de sécuriser l’acte médical, elle soulève aujourd’hui de nouvelles questions, notamment autour de la polypathologie, des troubles cognitifs et des demandes en dehors de la phase terminale, appelant à une évaluation approfondie et à un débat sociétal renouvelé.
En 2025, année pour laquelle nous disposons depuis peu des premières données, on dénombre 4 486 documents d'enregistrement. Les pathologies mentionnées en 2003 ne représentent plus que 63,8 % : cancer (49,9 %), maladies neurologiques graves (8,2 %), maladies cardiovasculaires (2,4 %) et maladies respiratoires (3,3 %). La polypathologie est désormais la deuxième « pathologie » la plus fréquente (29,6 %).
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