Le débordement des services d'urgence, toujours d'actualité – et si oui, pourquoi ?
BRUXELLES 28/10 - C'est un problème que connaissent nombre de pays, et depuis longtemps : à l'hôpital, les services d'urgence sont souvent débordés, la faute en étant principalement attribuée à un manque chronique de personnel et au fait que trop de patients s'y adresseraient pour de la bobologie. Un article d'opinion paru récemment sur Medscape France (1) en remet une couche sur un ras-le-bol dont il est permis de se demander si une solution finira par y être trouvée. La situation s'est-elle améliorée en Belgique ? C'est loin d'être sûr.
A la connaissance du docteur Pascal Trinco, qui dirige les urgences au CHRH (Huy), il n'y a pas vraiment de chiffres clairs pour l'ensemble du pays. Par contre, il serait certain que "cela dépend de la ville dans laquelle on travaille. Les grandes villes, dont la capitale, comprennent notamment une population assez forte d'immigrés, de demandeurs d'asile ou d'autres personnes qui sont hors du circuit de la médecine générale, ce qui fait flamber les taux d'admissions aux urgences. Et il s'agit tout particulièrement des U3 (2). Le phénomène est moins prégnant dans les hôpitaux de proximité, avec une population généralement différente et, souvent, un bon fonctionnement de la garde de première ligne qu'assurent les médecins généralistes. L'un dans l'autre, au CHRH, nous n'avons pas beaucoup de patients qui viennent pour un simple mal de gorge ou un nez qui coule."
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