Actualités  >  Assassinat du châtelain de Wingene - Un psychologue jugé pour violation du secret professionnel

Assassinat du châtelain de Wingene - Un psychologue jugé pour violation du secret professionnel

BRUGES 07/09 - Le procès d'un psychologue de Damme, en Flandre occidentale, s'est ouvert lundi matin devant le tribunal correctionnel de Bruges. J.M., âgé de 69 ans, aurait violé le secret professionnel qui le liait à Stijn Saelens, le châtelain de Wingene assassiné en janvier 2012, tout en niant que M. Saelens était l'un de ses patients.

Stijn Saelens a été abattu le 31 janvier 2012 dans son château situé à Wingene, dans la province de Flandre occidentale. Son beau-père, André Gyselbrecht, était immédiatement apparu comme le commanditaire du meurtre.

Celui qui, au début, affirmait avoir simplement voulu donner une leçon à son beau-fils, a finalement, au cours de son procès en correctionnelle à Bruges, avoué son rôle dans le décès de Stijn Saelens.

M. Gyselbrecht, le médecin généraliste de Ruiselede, a été condamné à 21 ans de prison par la cour d'appel de Gand en mai 2019.

J.M., l'ancien psychologue de la victime, avait au cours de ce procès déjà livré un témoignage étonnant. Le psychologue avait expliqué qu'Elisabeth Gyselbrecht, la compagne du défunt, avait suivi une thérapie avec lui et que l'époux de cette dernière avait assisté à plusieurs reprises à ces entretiens. Il a affirmé s'être entretenu une fois avec M. Saelens, bien qu'il ne considère pas cet entretien comme faisant partie d'un quelconque traitement.

J.M. avait également déclaré que M. Saelens avait, à ses yeux, une personnalité antisociale. Le psychologue a, au cours de l'enquête, fourni à M. Gyselbrecht des documents contenant ses observations négatives sur Stijn Saelens. Ces documents ont par ailleurs été utilisés en août 2013 pour plaider en faveur de la libération de M. Gyselbrecht devant la chambre des mises en accusation de Gand.

Le médecin est donc, selon les proches du châtelain de Wingene, coupable de violation de son secret professionnel, ce qui a fait l'objet d'une plainte des parties civiles.

Le psychologue maintient cependant que, malgré les discussions et les échanges de courriels, le châtelain de Wingene n'était pas un patient. La défense et les parties civiles ont demandé un délai suffisant pour préparer l'affaire. Celle-ci ne sera, par conséquent, pas traitée avant le 1er mars. 

AVD/PMI/ • Belga

Inscrivez-vous gratuitement

Afin d'accéder à l'info médicale nationale et internationale sur tous vos écrans.