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Actualités vaccin Pfizer/BioNtech : approuvé pour les 12-15 ans, mais une seule dose ne suffit pas contre certains variants

BRUXELLES 04/06 - C’est une bonne nouvelle. L’agence britannique des médicaments a étendu jeudi l'autorisation d'utiliser le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer/BioNtech aux jeunes âgés de 12 à 15 ans, après un "examen rigoureux concernant sa sécurité ».

"Nous avons soigneusement examiné les données des essais cliniques chez les enfants âgés de 12 à 15 ans et avons conclu que le vaccin Covid-19 de Pfizer/BioNTech est sûr et efficace dans ce groupe d'âge", a déclaré dans un communiqué la directrice générale de la MHRA, June Raine, affirmant que "les avantages de ce vaccin l'emportent sur tout risque ».
 
Les essais, qui ont porté sur 2.000 enfants de cette tranche d'âge, ont montré "que le vaccin agissait au même niveau que celui observé chez les adultes âgés de 16 à 25 ans", a expliqué le professeur Munir Pirmohamed, président de la Commission des médicaments pour les êtres humains, saluant des "résultats sont extrêmement positifs ». Il appartient désormais au comité chargé de piloter la vaccination de décider si cette tranche d'âge doit être vaccinée, a précisé la MHRA.
 
Une seule dose diminue les chances contre les variants
 
Une étude en laboratoire publiée ce vendredi annonce par contre une moins bonne nouvelle. En effet, après une seule dose de vaccin Pfizer contre le Covid-19, on est moins susceptible de produire des anticorps protecteurs face aux variants initialement détectés en Inde et en Afrique du Sud que face à celui initialement repéré en Angleterre.
 
"Bien que ce genre de résultats en laboratoire soient utiles (...), les niveaux d'anticorps ne suffisent pas à eux seuls à déterminer le niveau d'efficacité des vaccins, et des études en population réelle doivent également être menées", nuance toutefois dans un communiqué le Francis Crick Institute de Londres, qui a réalisé ces travaux avec l'Institut national britannique de recherche en santé (NIHR).
 
Publiée dans la revue médicale The Lancet, l'étude évalue la production d'anticorps protecteurs (dits "neutralisants") de personnes vaccinées avec Pfizer/BioNTech. Pour cela, les chercheurs ont mis les échantillons sanguins de ces personnes en présence de plusieurs souches du virus: ses premières versions (celle découverte à Wuhan en Chine et celle qui a dominé en Europe dans la foulée), le variant Alpha (surnommé variant anglais), le variant Beta (initialement détecté en Afrique du Sud) et le variant Delta (initialement détecté en Inde).
 
"Après une seule dose de Pfizer/BioNTech, 79% des personnes avaient une réponse anticorps détectable contre la souche originale, mais cela tombait à 50% pour le variant Alpha, 32% pour le variant Delta et 25% pour le variant Beta", selon le Francis Crick Institute.
 
"L'essentiel est de s'assurer que la protection vaccinale reste suffisante pour éviter au maximum de gens d'être hospitalisés. Nos résultats suggèrent que le meilleur moyen d'y arriver est d'administrer rapidement la seconde dose de vaccin", a commenté l'une des chercheuses, Emma Wall, citée dans le communiqué.
 
Fin mai, pour enrayer la propagation du variant Delta au Royaume-Uni, l'intervalle entre les deux doses de vaccin (jusqu'à trois mois) a été réduit à huit semaines pour les personnes de plus de 50 ans et les plus vulnérables. Les résultats publiés vendredi "confortent" cette décision, selon le Francis Crick Institute. 
 

Belga News