La polyarthrite rhumatoïde au XXIème siècle: contrôle-t-on mieux la maladie qu'auparavant?
11/10 - La "Journée mondiale de la polyarthrite rhumatoïde" qui se tient le 12 octobre est l'occasion de faire un bilan: traite-t-on mieux la maladie qu'auparavant ? Qu'a apporté le concept "Treat-to-Target ? A-t-on aujourd'hui plus de patients en rémission ? S'occupe-t-on mieux des co-morbidités, cardiovasculaires et autres liées à cette maladie rhumatismale auto-immune ? Le point sur fond du dernier congrès EULAR.
Sous l'égide des sociétés savantes ACR/EULAR, la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR) a bonifié ces dernières années. La publication et la mise à jour régulière des recommandations ont codifié le diagnostic et le traitement, le concept Treat-to-Target est entré dans la pratique et sur le plan pharmacologique, les DMARDs conventionnels ont reçu de l'aide d'agents biologiques comme les anti-TNF ou anti-IL6 et de petites molécules comme les inhibiteurs de Janus kinases. Avec quels résultats ? Dans la cohorte ESPOIR, les 813 patients avec une PR précoce, ont été quasi tous traités par DMARDs (92%) ou agents biologiques (33%). Avec un suivi de 10 ans, 52% sont en rémission sur base du DAS28. Le handicap est réduit avec la moitié des patients qui ont un HAQ Disability Index < 0,5 et par conséquent une meilleure qualité de vie sur base du SF-36. Le point significatif est que la rémission est durable chez 40% des patients dont 14,1% sont sans traitement.
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