Cancer rénal localisé à haut risque: un ITK ne convainc pas en adjuvant après néphrectomie
27/12 - L'analyse finale de l'étude PROTECT évaluant le pazopanib en situation adjuvante après néphrectomie ne montre pas de bénéfice en terme de survie sans récidive chez des patients avec un cancer rénal à haut risque. Après les études ASSURE et S-Trac, c'est sans doute la fin des inhibiteurs de tyrosines kinases dans cette situation, d'autant qu'en parallèle l'immunothérapie à base d'inhibiteurs de points de contrôles immunitaires marque des points …
Dans le cancer du rein localisé, on constate que près de la moitié des patients vont présenter des rechutes après néphrectomie. Ce pourcentage varie selon la taille de la tumeur, le grade et le pourcentage de nécroses. La question s'est dès lors posée de savoir si chez ces patients, un inhibiteur de tyrosine kinase pouvait être utilisé en traitement adjuvant pour réduire ce risque de rechute. L'étude ASSURE évaluant le sorafenib et le sunitinib vs placebo chez 1943 patients à haut risque, a tenté de répondre à cette question sans y parvenir: la différence en survie sans progression et ne survie globale n'était pas significative. Par contre l'étude S-Trac (sunitinib vs placebo) avait montré un bénéfice en survie sans maladie (HR = 0,76, p < 0,03) mais sans amélioration de la survie globale, chez des patients à très haut risque (critères UISS) avec un volume tumoral important (stades T3/T4). C'est pour tenter de clarifier la situation qu'a été dessinée l'étude PROTECT.
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