CBNPC et réponse à l'immunothérapie : un lien étonnant entre une bactérie et la survie globale …
Une étude publiée récemment dans Nature Medicine remet en lumière ce lien a priori étonnant et complexe entre la réponse à l'immunothérapie et le microbiote intestinal chez des patients qui présentent un cancer bronchique non à petites cellules. La bactérie Akkermansia muciniphila en surabondance pourrait être associée à une absence de bénéfice de l'immunothérapie et donc à une moins bonne survie.
Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI), anti-PD1/PD-L1 et anti-CTLA4, ont spectaculairement amélioré le pronostic des patients avec un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Mais il n'en reste pas moins qu'un nombre significatif de patients ne répond pas pour des raisons qui ne sont pas toujours explicables. Aujourd'hui le marqueur prédictif reconnu d'une probabilité de réponse aux ICI est l'expression du PD-L1 (programmed death ligand-1) par les cellules tumorales détectées en immunohistochimie sur une biopsie tissulaire mais sa précision ne dépasserait pas 60% à 75%. En parallèle d'autres hypothèses sur la raison d'une non réponse ont été formulées comme celle faisant intervenir le microbiote intestinal du fait de son lien avec l'immunité. En particulier, une bactérie commensale, Akkermansia municiphila (Am) serait associée à une bonne ou une moins bonne réponse à l'immunothérapie selon sa concentration dans le microbiote.
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