Les étudiants transgenres à risque élevé de dépression et de suicide
Les étudiants se définissant comme transgenres sont plus souvent atteints d’insomnie, de dépression et de pensées suicidaires, démontre une étude nord-américaine publiée dans la revue Nature and Science of Sleep.
Associées à l'idée de liberté, les années d'étudiant constituent aussi une période de grande vulnérabilité psychique. En particulier pour les jeunes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres), dont l'acceptation, que ce soit par leur famille, leurs camarades ou par eux-mêmes, demeure un défi. Ce qui favorise chez eux un risque accru de dépression et de suicide.
Analysant les résultats de l'étude ACHA-NCHA II (American College Health Association-National College Health Assessment II), menée entre 2016 et 2017 auprès de plus de 221.000 étudiants nord-américains, Shelley Hershner, neurologue à l'université du Michigan, et ses collègues révèlent l'ampleur du problème (1). Parmi ces jeunes, 1,6% de ceux étudiant aux Etats-Unis et 1,7% de ceux du Canada se définissent comme transgenres, soit quatre fois plus que les 0,3% à 0,5% estimés en population générale.
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