Pathogènes fongiques : l’OMS veille au grain
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié fin octobre un rapport présentant sa toute première liste d’agents pathogènes fongiques prioritaires dans le but « d’orienter et de stimuler la recherche et les interventions politiques afin de renforcer la riposte mondiale aux infections fongiques et à la résistance aux antifongiques ». Une initiative plus que bienvenue dans ce domaine qui retient bien peu l’attention des scientifiques, alors que la problématique est pourtant loin d’être anodine.
Comme le souligne l'organisation dans son communiqué, les infections fongiques ne cessent de gagner du terrain partout dans le monde sous l'effet conjoint du réchauffement climatique et de déplacements et échanges internationaux de plus en plus nombreux. Malheureusement, ces maladies et leur distribution restent peu étudiées et pas toujours simples à diagnostiquer faute d'outils efficaces et accessible. Pour comble de malheur, avec à peine quatre classes de médicaments et fort peu de nouveautés en perspective, les options disponibles pour les combattre ne sont pas légion, d'autant que les résistances sont en augmentation. De quoi faire craindre une menace majeure pour la santé publique et en particulier pour les personnes gravement malades ou immunocompromises, particulièrement sensibles aux infections de ce type.
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