Bronchopneumopathie chronique obstructive : la spirométrie incontournable avant traitement
L’étude fait le point sur une pratique plus répandue qu’on ne le croit, à savoir la prescription de bronchodilatateurs chez des sujets fumeurs qui présentent des symptômes évocateurs de bronchopneumopathie chronique obstructive avec une fonction pulmonaire préservée à la spirométrie. Les résultats montrent que le traitement n’apporte qu’une amélioration substantielle des symptômes. La solution pour ces personnes réside dans d’autres interventions telles qu’encourager la cessation du tabagisme ou se tourner vers des traitements qui agissent sur la toux et la production d’expectorations liées au tabagisme.
Le tabagisme est la cause principale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). On recense aujourd'hui dans le monde près d'1,3 milliards de personnes qui fument et 384 millions qui ont une BPCO. Le problème est qu'un certain nombre de personnes tabagiques consultent pour des symptômes respiratoires cliniquement significatifs mais n'ont pas d'obstruction des voies aériennes à la spirométrie. La tentation est grande de les traiter comme une BPCO en s'attendant à une réduction des symptômes et à une maladie différée. C'est une forme de prévention empirique qui repose sur l'étude SPIROMICS qui a montré une amélioration des symptômes respiratoires chez des sujets fumeurs sans anomalie à la spirométrie, en attirant l'attention sur le fait qu'ils sont 3x plus à risque d'exacerbations et 10x plus à risque d'hospitalisations. Que faut-il en penser ?
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